Philosophie de voyage

Voyager pour Soi et Retrouver sa Liberté

Chers visiteurs, voyageurs, ou futurs voyageurs, sachez que ce blog est pour vous une invitation à… ne pas rentrer dans les cases. J’ai conscience qu’aujourd’hui, le voyage est devenu une mode. Et comme toutes les modes, celle-ci a vocation à être suivie par le plus grand nombre. Or, à force d’institutionnaliser le monde du voyage, on finit par créer une sorte d’idéal à atteindre, tout en mettant au banc d’autres manières de voyager, ou plus largement, de vivre sa vie. On oublie de voyager pour soi, pour exprimer des envies qui ne concernent que nous. Ici, pas de jugements sur les choix de chacun, mais une incitation à faire de votre voyage le reflet d’une seule personne : vous-même.

Se mettre la pression pour suivre les tendances de voyage : où est l’intérêt ?

Dans cette jungle qu’est le monde d’Internet, nombreux sont les sites qui vous donneront des conseils sur « comment voyager ». Ils vous fourniront des codes à suivre sur les comportements à adopter lorsque vous parcourrez le monde. Certains iront parfois jusqu’à dire que si vous n’appliquez pas leurs conseils ou leurs méthodes, vous ne réussirez pas votre voyage. Que vous ne serez pas un « vrai voyageur ». Ou s’ils ne le disent pas ouvertement, c’est ce qu’ils sous-entendent.

Le problème, c’est qu’à force d’essayer de suivre les conseils de tout le monde, on finit par se perdre. À trop vouloir coller aux standards des influenceurs, on se met une pression inutile sur le dos. Par conséquent, on oublie de s’écouter et de profiter de son voyage. Et comment voulez-vous que ce soit possible quand on vous dit :

  • Que vous devriez réussir à tout voir, tout visiter, tout en pratiquant le slow-travel ?
  • Qu’il faut faire le tour du monde au moins une fois dans sa vie, mais ne jamais prendre l’avion ?
  • Qu’il est plus enrichissant de partir sans argent ou presque, mais qu’il ne faut surtout pas « jouer au pauvre » ?
  • Qu’il faut essayer de dépenser peu, tout en soutenant l’économie locale ?
  • Qu’il est préférable de sortir des sentiers battus, mais en laissant une empreinte minimale derrière soi ?

Je me fais peut-être l’avocat du diable en vous disant cela, mais personnellement, je trouve que la bien-pensance est bourrée de paradoxes. Alors pourquoi chercher à se juger constamment les uns les autres ? On essaye tous de faire de notre mieux, mais on ne peut pas être parfaits et cocher toutes les cases. Cette réflexion vaut d’ailleurs pour de nombreux domaines de la vie.

À ce propos, si vous n’avez jamais lu les Quatre Accords Toltèques, je vous conseille d’ajouter cette lecture à votre liste 😊

Touriste ou voyageur : existe t-il une réelle différence ?

Certains vous diront que oui, assurément, un « voyageur » n’est pas un vulgaire touriste. Un voyageur se déplace avec peu de moyen. Il fréquente les auberges de jeunesse et autres établissements destinés aux petits budgets. Il s’enorgueille de ne pas courir sur les sites les plus visités, même s’il ne manquera pas de poster sur Instagram sa photo du Machu Picchu. Il voyage lentement, sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois ou années. Il ne s’encombre pas d’une valise mais porte son backpack sur le dos, ce qui lui vaut parfois le doux surnom de backpacker. Parfois, il se considère comme un « voyageur éthique » ou « éco-responsable », parce-que, contrairement aux touristes, lui prend le temps de s’immerger au sein de la population locale et de trier ses déchets (même si, rappelons-le, dans les pays en voie de développement, le tri n’existe pas toujours).

En comparaison, le touriste représente celui qui est pressé : il consomme beaucoup et vite. Comme il n’a pas le temps, il préfère les options all inclusive vendues par les agences de voyage. Il séjourne au sein d’hôtels appartenant à de grands groupes ou de villages vacances. Il se déplace uniquement en car et visite des endroits déjà sur-fréquentés. Il ne rencontre jamais les locaux, ou seulement dans les boutiques de souvenirs qu’il dévalise à la fin de son séjour.

Bref, tout cela ne vous paraît-il pas absurde ? Personnellement, je n’ai jamais ressenti le besoin de me coller une étiquette pour me sentir mieux. D’autant qu’aux yeux des population locales, quel que soit notre apparat, cette différence n’a pas lieu d’être : nous sommes tous de simples touristes.

Eh oui, moi aussi je voulais ma photo devant le temple d'Angkor Wat 😉

Dans le fond, ce qui me dérange le plus dans cette comparaison, c’est qu’elle suppose la supériorité d’un mode de voyage face à un autre. Que le voyageur est forcément plus noble que le touriste, naïf et égoïste. Des cases et encore des cases. N’en avez-vous pas assez de ces diktats, que l’on retrouve déjà dans tous les domaines de la vie ? Doivent-ils nous suivre lorsque l’on trace sa route, alors que paradoxalement, on voyage pour essayer d’être plus libres ?

Voyager en sac à dos n’est une obligation pour personne

J’ai eu la chance d’expérimenter diverses manières de voyager. Avec ma famille, c’était plutôt hôtels chics au bord d’une jolie plage. Au cours de ces dernières années, j’ai particulièrement apprécié de voyager en sac à dos, seule et sans itinéraire, car cela m’offrait la liberté de mouvement dont j’avais besoin. Ce n’est pas pour autant que je vais chercher à revendiquer ce mode de voyage comme étant le seul modèle à suivre. L’important, c’est de trouver l’équilibre qui nous convient.

Peut-être préférez vous séjourner exclusivement au sein d’hôtels 4 ou 5 étoiles et boire du champagne tous les jours. Certes, vous ne verrez pas autant l’arrière-pays que celui qui part en trek toutes les semaines, mais vous ferez travailler des gens autour de vous, en faisant ce que vous aimez. Et ? Et c’est tout. Je ne comprends pas en quoi les préférences de quelqu’un devrait faire l’objet d’un quelconque jugement.

D’ailleurs, j’irai même plus loin en disant que voyager tout court n’est une obligation pour personne. Oui, je sais, c’est paradoxal venant de quelqu’un qui veut vous pousser à voyager. Mais je vais être sincère en vous disant :

Si les voyages ne vous attirent pas, alors, ne voyagez pas.

Simplement parce-que vous avez le droit de ne pas avoir le goût pour ça. Cela ne vous empêchera pas de vivre votre vie et d’être heureux, si vos sources d’épanouissement se trouvent ailleurs. Pour moi, le voyage est un outil pour parvenir à la plénitude, mais il n’est pas le seul. Certains se complairont en réalisant d’autres activités, telles que la cuisine, la musique, la peinture ou le jardinage. Et si celles-ci vous apportent ce dont vous avez besoin, il n’est pas forcément utile de chercher plus loin.

Voyager pour soi et non pas pour plaire aux autres

Pour ceux qui aiment tout de même voyager (et j’ose espérer que c’est le cas, sinon j’imagine que vous ne seriez pas là), j’aimerai que vous preniez ce blog comme une invitation à trouver votre propre style. Que vous fouillez parmi mes articles destinations pour composer un périple qui vous ressemble vraiment. Que vous jetiez mes conseils à la poubelle si ceux-ci ne vous semblent pas adaptés. Que vous vous sentiez libres d’être d’accord, ou non, avec mes articles de la rubrique réflexion. Et que si vous ne l’êtes pas, que vous m’expliquiez en commentaire pourquoi, car cela m’intéresse toujours 😉

Dans le fond, le meilleur conseil que je puisse vous donner, c’est de vous écouter. Fermez les yeux, et suivez votre intuition et vos envies. Visitez 100 pays, ou n’en visitez qu’un seul. Voyagez souvent ou ne partez qu’une seule fois par an. Quittez tout ou gardez-vous un pied à terre. Partez à l’aventure seul, en couple ou en groupe. Vadrouillez sans un sou en poche ou avec l’argent que vous avez gagné au loto. Déplacez vous avec un petit sac de 30 litres ou avec 10 grosses malles. Mais surtout, voyagez pour vous et non pas pour les autres.

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